Aïkido traditionnel " devenir membre du dojo "

Aïkido un art martial japonais : donc un comportement inconnu et original

Comment en arrive-t-on à pratiquer l'aïkido dans un dojo ?

L'aïkido est très mal connu du grand public
En effet cet art martial est souvent confondu avec d'autres sports martiaux qui se pratiquent au même endroit : le judo, le karaté alors qu'ils n'ont rien de commun ni dans la pratique, ni dans leurs fonctionnements. Une confusion habituelle du grand public entre "sports martiaux" et "arts martiaux" (soigneusement entretenus d'ailleurs par les sports martiaux pour des raisons commerciales).
C'est comme, au niveau gastronomique, confondre Paul Bocuse avec le meilleur mangeur de boudin...
On vient à l'aïkido souvent par hasard : par un ami qui pratique, un cours découverte, suite à une émission de télévision, internet, un film, un besoin de se rassurer, ou tout à fait par erreur : on veut faire une activité et on arrive dans un dojo d'aïkido où l'on trouve quelque chose que l'on n’imaginait même pas et que l'on recherchait depuis longtemps.
Notre professeur "Alain Peyrache"
lorsqu’il était encore adolescent désirait pratiquer le judo, un de ses amis qui pratiquait le judo et l'aïkido lui conseilla la pratique de l'aïkido qui avait sa préférence. Il a donc pratiqué l'aïkido par accident.
Son maître "Tamura sensei", élève du fondateur de l'aïkido "Morihei Ueshiba",
Jeune adolescent il a été placé par sa mère chez un maître d'apprentissage : "le fondateur de l'aïkido" comme on met chez nous son fils en apprentissage chez un patron, un maçon, un boulanger. Il lui fallait bien apprendre un métier, celui de professeur d'art martial pourquoi pas…
Me Tamura qui devint ainsi l'un des meilleurs experts mondiaux de cet art alors qu'il n'avait aucune idée de ce qu'était l'aïkido, coup de bol l'aïkido lui a plu.

La notion de dojo en aïkido : une notion orientale?

Un dojo n'est pas une salle de sport ni une salle de fitness
Comme n’importe qu’elle pratique artistique l'aïkido nécessite un lieu particulier même si, comme les autres arts, on peut pratiquer en dehors des murs à certaines occasions (comme les impressionnistes). Peintres, sculpteurs, potiers, menuisier utilisent un atelier, les aïkidokas pratiquent dans un dojo. Dans la pratique d'un art, chaque artiste en a sa conception. Certains sont appréciés pour leur maîtrise, d'autres "se prennent pour des artistes" et n'en sont pas. L'aïkido est "un art", "le maître un artiste" de cet art.
L'élève choisit son maitre ce choix effectué : il ne peut donc pas avoir 2 professeurs... Signe que l'on a rien compris que l'on est un consommateur de grande surface, donc une perte de temps, une pollution quand cette attitude dure depuis plus de 1 mois... Le temps de comprendre que cette attitude est incompatible avec la pratique d'un art martial. Le non respect évident de l'enseignement du professeur du dojo. Quel professeur compétent accepterai de polluer son dojo ?
Le dojo le lieu "jo" où l'on étudie la voie "do" du maître
Le dojo est donc symboliquement la maison du maître, pas une salle de fitness. Autrement dit l'élève est un invité. Il demande au Maître l'autorisation de suivre son enseignement et il se comporte comme un invité en permanence. Comme n'importe quel invité qui viendrait chez vous, vous l'autorisez à entrer chez vous ou pas. S'il se comporte mal chez vous il n'y revient jamais.
Le manque d'éducation et les réseaux sociaux donnant de l'assurance à ce genre de comportement déviant et irrespectueux. Quand ces comportements déviants ne sont pas justifiés par de pseudos théories démocratiques complètement débiles. Comme si ces gens n’obéissaient pas leur patron sur leur lieu de travail alors que l'entreprise est bien dans une démocratie
On est loin du respect que doit un invité à son hôte.
Cela fait partie de la "notion de respect" que l'on trouve dans le fonctionnement martial et que la plupart des gens ignorants assimilent à un simple salut. Ils confondent "politesse et respect".
C'est pourquoi lorsqu'on arrive dans dojo ou en retard, on attend l'autorisation du maitre pour monter sur le tatami et vous n'avez pas obligatoirement cette autorisation. Cela est fondamentale dans toute pratique d'art martial japonais, l'essence même de la discipline.

Au Japon pour les arts martiaux japonais on dit "un maitre un dojo"

Autant de professeurs d'aïkido autant de pratiques différentes.
C'est pourquoi au Japon, comme dans tous les dojos d'aïkido traditionnel, quel que soit l'endroit où ils se trouvent le futur élève choisi son dojo. C'est-à-dire son Maître. On choisit l'artiste qui va nous initier à cet art. Lorsque l'on a compris cela, le comportement est évident et connu même en occident : "celui d'un invité". D'où cette notion constamment présente dans la pratique martiale, respect et politesse. Ce qui sous-tend un contrôle permanent de ses paroles et de ses actes. Autrement dit la maîtrise de soi même en toutes circonstances. Ce n'est pas parce que nous sommes dans une discipline japonaise fruit de la culture orientale, que le comportement est différent.
L'élève a le statut d'invité : "il est un invité du maitre du dojo"
L'élève quel que soit son degré de pratique doit se comporter comme un invité chez son hôte, en respectant la politesse et le comportement que l'on est en droit d'attendre d'un invité.
On adhère donc que librement dans un dojo avec l'autorisation du maître et on en ressort tout aussi librement, à tout moment, selon nos désirs. Ce qui est à la fois le respect du maître et le respect de l'élève. L'élève respecte son maître et le maître son élève, c'est à double sens. Si l'une des deux parties n'est pas satisfaite quelle qu'en soit la raison, elles se séparent.
L'élève n'est jamais comme le client d'une grande surface, c'est-à-dire un consommateur payant pour des désirs que le maître devrait satisfaire... L'aïkido n'est pas un produit de grande consommation, et une attitude irrespectueuse finit toujours mal pour l'élève, contrairement aux grandes surfaces le fric n'a qu'un rôle secondaire dans un dojo. Le principe est que vous recevez un enseignement et qu’en échange vous donnez quelque chose cela peut être de l'argent (comme la cotisation) mais cela peut aussi être un service rendu au dojo. Mais l'on ne reçoit jamais rien gratuitement c'est un mauvais principe qui fausse les relations et qui donnent des gens caractériels incontrôlables. Autrement dit le contraire de ce que l'on veut obtenir en pratiquant un art martial.

La pratique d'un art martial c'est avant tout une "éducation martiale"

Pratiquer un art martial c'est être plus dangereux
Former quelqu'un à une pratique martiale, c'est un peu comme mettre une kalachnikov entre les mains de quelqu'un que l'on ne connaît pas. On va donc s'assurer que celui-ci ne retourne ni l'arme contre lui ni contre la société, mais qu'au contraire il va améliorer celle-ci.
C'est pourquoi il arrive qu’un professeur recommande à certains élèves de rester chez eux et d'arrêter la pratique martiale.
Attention aux attitudes de consommateurs de grande surface
Se contenter d'imiter une technique ne suffit pas. Lorsqu'on pratique un art martial tel que l'aïkido. Le terme [do] d’aïkido sous-entend développement de soi-même à l'aide d'un outil : les techniques martiales. Si vous ne comprenez pas cela, vous ne comprendrez rien à ce qui suit. La pratique de l'aïkido, d'un art martial ne sera qu'une longue suite d'incompréhensions, débouchant sur un échec à plus ou moins long terme.. La pratique de l'aïkido vise à changer son propre fonctionnement, à l'optimiser pour une raison très simple, si vous changez ce que vous êtes, vous changez tout ce que vous faites, même ce qui n'est pas aïkido.
Si vous apprenez des listings de techniques sans rien changer chez vous, vous faites du sport, vous transpirez pour rien, c'est une perte d'énergie et vous ne comprendrez jamais rien à un art martial.
Si vous êtes dans un vrai dojo avec un vrai maitre, vous aurez très vite des problèmes. D'abord avec vos sempaï, puis avec le maître, car c'est un manque de respect de l'enseignement du maître et de l'aïkido, vous êtes là pour apprendre exactement l'inverse. Car l'éducation martiale le "reishiki", les vertus du budo, demandent exactement l'inverse.
Si vous avez droit à l'erreur, le progrès impose de ne pas la répéter. Suivre l'enseignement du maître et respecter l'éthique de l'aïkido.
Ce n'est pas non plus parce que vous êtes déjà rentré de nombreuses fois. Que vous avez fait de nombreux cours dans ce dojo, que vous rentrerez toujours... Comme le maitre d'école qui décide si l'élève rentre ou pas...
Même dans l'éducation nationale, dans les pays démocratiques, un élève qui ne suit pas les consignes du professeur se retrouve avec des tas problèmes, mais contrairement à l'éducation nationale on suit des cours ici parce qu'on a décidé sciemment de le faire, ce sont nos propres choix. Et comme disait maître Tamura : « respecter ses choix c'est se respecté soi-même ».
À tout moment le maître peut décider de se séparer d'un élève (Montzen Baraï), quand celui-ci pollue son cours ou pour diverses raisons liées à son attitude irrespectueuse.
Nous avons tous commencés comme des consommateurs de grande surface, même le maitre du dojo.
Avec la pratique et le respect de l'enseignement du maître nous nous sommes élevés en direction de la voie (do), et du statut d'élèves nous cheminons vers celui de Maître de la discipline en agissant tels que le ferait un maître dans son dojo.
L'objectif du pratiquant qui commence comme consommateur c'est de devenir un jour lui-même un maître et pour cela il faut changer drastiquement. Ce n'est pas toujours agréable.
C'est ainsi que l'on s'approprie un art martial. On ne peut en aucun cas retrouver des comportements infantiles de la maternelle du genre : « on ne va pas cafter au prof », ce n'est pas notre problème, etc.
Comme élève c'est en réglant soi-même les problèmes dans le dojo, sans attendre lorsqu'ils se présentent, le plus rapidement et le plus efficacement possible que l'on montre son autonomie, sa compétence. Le temps n'arrange rien, il ne fait que rendre les choses plus difficiles, Il faut agir le plus vite possible. Plus les mauvaises habitudes s’installent, plus il est difficile d'en changer, et de progresser.
C'est en réglant les problèmes les dysfonctionnements lorsqu’on les constate, en ne commettant plus les mêmes erreurs, que l'on s'élève du statut d'élève vers celui de Maître. Les comportements infantiles et lâches ne sont que des constats d'échec, la volonté de ne pas avancer sur la voie "do". Les dysfonctionnements dans un dojo sont monnaie courante puisque la majorité des élèves ne maîtrisent pas l'aïkido. C'est donc notre outil de travail. Alors que tout le monde regarde du côté de la technique. C'est la façon de pratiquer du sempaï.
S'il continue de caricaturer des techniques comme un débutant, c'est qu’il n'a toujours pas progressé. Il perd son temps, et surtout il le fait perdre aux autres notamment au Maître du dojo.
Le professeur lorsqu'il sera informé que vous avez réglé le problème sera satisfait de vos progrès. Car lorsqu'il intervient, c'est que les uchi deshi n'ont pas fait leur travail qu’ils se sont comportés comme nom des noms pratiquants voire pire car même des pratiquants qui ont une bonne éducation n'agissent pas ainsi.
Pour un pratiquant d'art martial vous êtes fiables ou pas. On ne va pas la guerre avec quelqu'un qui prend le thé avec l'ennemi, quel qu'en soit la raison.

Dans un dojo tout doit être sous contrôle en permanence même les spectateurs

Les repères
L'attitude de base de tout pratiquant est la suivante : "agir comme le Maître agirait en toutes circonstances, face à tous les problèmes qui peuvent se présenter." Toute personne qui ne suit pas l'enseignement du maître du dojo, qui utilise le dojo des fins personnelles (un invité ne se comporte pas ainsi), n'a rien à y faire. Comme souvent il est incapable de partir par lui-même, car il n’est pas conscient de son incompétence, incapable d'exister par lui-même (sinon il partirait), il faut donc les aider à partir le plus vite possible. C'est leur intérêt, celui des élèves et celui du dojo.
Le maître ne se pose jamais comme un exemple,
il est à côté l'élève et comme lui va en direction du "do" de l'aïkido, tous deux avancent ensemble et cheminent vers l'objectif. Il tend vers une perfection qu’il n’obtiendra jamais, car personne n'atteint la perfection dans un art.
C'est ce qui fait l'intérêt de la pratique d'un art. En effet lorsqu'on maîtrise facilement quelque chose on passe à autre chose, cela ne nous intéresse plus.
Comme le débutant le maître fait aussi des erreurs, plus le Maître maîtrise son art moins ces erreurs sont visibles pour le débutant, il est un homme, pas un gourou il a simplement été un peu plus loin sur la voie "do" de l'aïkido que le débutant.
Ce qui veut dire que les délires personnels de chacun n'ont rien à faire dans un dojo. Contrôler signifie que tout doit être anticipé, même l'improbable, comme ranger les chaussures talons contre le tatami c'est la même idée etc. Tous les gestes de la pratique sont là pour le rappeler, sauf que pour la plupart des pratiquants cela ne dépasse pas le côté technique.
Cela peut aussi se faire dans la vie courante, on range sa voiture sur le parking prêt à partir sans avoir à manœuvrer en et anticiper tout accrochage possible des voisins. Un état d'esprit.
On ne court pas dans un dojo car on démontre ainsi notre incapacité à nous contrôler, qu'on est le jouet de circonstances extérieures. Chacun se contrôle, et tout dans le dojo doit être sous contrôle, dans le monde martial toute négligence peut entraîner la mort, et la voie martiale c'est ce que le pratiquant à choisi.
C'est le sens même de la martialité.
Adversaire partenaire le yin / yang les 2 faces d'une même chose
On va retrouver cela dans la pratique même des techniques : "on permet à son partenaire de travailler du mieux possible, mais pas de faire n'importe quoi". Car tout le monde est là pour apprendre et on n’apprend pas avec un ennemi on applique ce que l'on a appris. Pour cela il faut parfois anticiper et surtout ne laisser aucune place à la négligence (souvent celle-ci est prise pour de la sympathie alors que c'est l'inverse car elle donne de faux repères au pratiquant), à aucun moment on ne fait confiance à un adversaire dans le monde martial. Le yin / yang bien connu des orientaux.
Même les spectateurs qui regardent un cours d'aïkido ont cette autorisation "d'être dans le dojo" qui peut être remise en question à tout moment, parce que leur tenue ou leur comportement n'est pas correcte : comme filmer ou prendre des photos avec leur téléphone sans y être autorisé, voire discuter avec les pratiquants qui sont sur le tapis. Ce n'est pas parce qu'on a un appareil photo que l'on peut faire n'importe quoi avec. Là encore c'est une histoire de respect, c'est savoir où est sa place.
N'importe qui ne rentre pas dans un dojo, il n'y fait pas n'importe quoi, il est sous contrôle en permanence de tous les pratiquants présents dans le dojo.
Le fondateur de l'aïkido par exemple Morihei Ueshiba, n'acceptait pas de spectateur sans hakama c'est-à-dire dans la tenue du judo du karaté. Pour un japonais ne pas mettre de hakama "c'est être en slip".
On ne dénature pas, on ne pollue pas l'aïkido avec ce qui n'a rien à y faire
Ce qui veut dire aussi que toute pratique religieuses, croyances, opinions politiques n'ont rien à faire dans un dojo, aucun signe distinctif du maître au pratiquant le plus humble, tout le monde à la même tenue.
Rappelons que les ceintures de couleurs marque de distinction, fait pour distinguer les gens sont une invention du fondateur du judo, l'éternel fonctionnement du sport distinguait les champions des autres créer des catégories à l'infini etc. exactement l'inverse de la pratique d'un art et d'un art martial. Religion, politique, croyances n'ont rien à faire dans un dojo c'est un problème personnel qui ne regarde que les individus et leur vie personnelle. C'est pourquoi quels que soit ses croyances et sa religion on peut pratiquer l'aïkido car l'aïkido respecte l'individualité de chacun, il n'est ni une religion, ni une croyance, ni un parti politique simplement des individus face à eux-mêmes qui partagent une même pratique martiale.
Le rappel que tout le monde est à égalité devant la voie, tout le monde tend à la perfection mais ne l'obtient jamais. Sur ce long chemin aucune raison de se la péter si on a fait quelques pas de plus que le voisin, sauf si on est dérangé mentalement.
La tenue normale et correcte d'un pratiquant d'art martial traditionnel comporte donc un hakama.

Tous à égalité devant la voie "do" d'où une tenue identique

La même tenue pour tous, c'est le rappel que tout le monde est à égalité devant la voie "do"
La pollution est présente en permanence : certains arrivent parfois avec leurs croyances et veulent adapter leur pratique à celle-ci, ils n'ont simplement rien à faire dans un dojo puisque leurs croyances est plus importante.
Vous ne rentrerez dans un temple shinto, dans une église, dans une mosquée ou tout lieu de culte que si vous vous conformez au fonctionnement de ce lieu. Vous n'avez pas le manque de respect, l'impolitesse ou l'outrecuidance d'imposer votre propre fonctionnement ou vos croyances, il en est de même pour un dojo. En aïkido, un pratiquant s'engage à suivre le fonctionnement de l'aïkido quel que soit ses croyances, sa religion etc. sinon il ne vient pas.
Le hakama un vêtement que les débutants ou les non pratiquants ne comprennent pas.
Les délires à ce sujet sont courants, il cacherait les déplacements des pieds.
Pire : il est confondu par certains professeurs incompétents avec un grade ou un diplôme ou vient comme une récompense. On ne peut pas empêcher certains incompétents de se comporter comme des instituteurs qui récompensent leurs élèves avec une image pieuse ou un bon point... des traumatisés de l'éducation nationale. Ne parlons pas de ceux qui mettent un hakama blanc pour se distinguer s'estimant au-dessus des autres pratiquants, leur ego incommensurable non maitriser trahit leur incompétence... les poussant à la stupidité. Le hakama aussi suit quelques règles bien particulières.
Les raisons de passer pour un crétin ou un incompétent ne manquent donc pas dans notre pratique. Ce qui est normal, car l'aïkido est un révélateur.
Le hakama est la tenue normale du pratiquant d'aïkido, si on ne l'exige pas au début c'est simplement que l'on ne sait pas si le pratiquant va continuer la pratique il est donc inutile de lui faire faire cette dépense s'il arrête au bout de quelques mois.

Les erreurs que nous commettons sont notre matière première

La base du fonctionnement en aïkido : "corriger chacune de nos erreurs"
Comme dans toute activité humaine, les effets pervers ne manquent pas. C'est même la base du fonctionnement en aïkido
Apprendre des listings de techniques comme un chien savant est une hérésie une stupidité en aïkido ou dans un art oriental. C'est malheureusement le formatage que nous avons reçu de l'éducation nationale.
Les non pratiquants croient parce que l'aïkido est une discipline formidable que tout le monde il est beau tout le monde il est gentil... et agit avec compétence... Le merveilleux monde des Bisounours. On a envie de dire par quel miracle on maîtrise quelque chose que l'on n'a jamais pratiqué ou appris ? Ils croient donc qu'il n'y a jamais de dysfonctionnements.
Le pratiquant d'aïkido sait donc qu'en permanence il sera l'auteur de dysfonctionnements techniques ou comportementaux qu'il conviendra d'identifier rapidement et de ne plus reproduire. En effet comment corriger ce que l'on ignore. C'est pourquoi ce qui constate des dysfonctionnements et ne les font pas disparaître immédiatement, encourage à faire n'importe quoi, ils deviennent les complices du n'importe quoi et de la pollution en aïkido. Tout le monde est là pour s'améliorer, améliorer ses techniques et cela passe par changer son fonctionnement personnel ce que beaucoup détestent faire.
Si on laisse un ami dans l'erreur, ce n'est pas de l'amitié. C'est pourquoi certains laissent exprimer leur lâcheté en ne disant rien, en ne faisant rien alors qu'il pourrait contribuer à l'amélioration de leur ami et que celui-ci pourrait en faire tout autant pour eux, le pire c'est qu'il paie une cotisation pour cela. C'est la contribution personnelle de chacun, lorsqu'on constate un dysfonctionnement tout mettre en œuvre pour le faire disparaître.
C'est la voie « do » que nous avons choisie celle de l'aïkido, travailler sur ses erreurs pour être encore meilleur. Lorsque vous constatez une erreur chez votre partenaire posez-vous la question ne faites-vous pas la même… c'est beaucoup plus facile à voir chez les autres que sur soi-même.
C'est ce que l'on appelle progresser, lorsqu'on ne commet plus ce que l'on sait être des erreurs. La base de la pratique de l'aïkido est donc la correction des erreurs que l'on commet, c'est notre matière première.
C'est pourquoi les erreurs ne sont acceptables, que lorsqu’elles sont corrigées rapidement afin que tout le monde dans le dojo progresse et que l'aïkido ne soit pas pollué.
Se confronter à des situations que l'on ne connaît pas, que l'on ne maîtrise pas, qui nous sont parfaitement inconnus, c'est l'occasion de mesurer notre compétence. Avoir affaire à des situations nouvelles : les stages, pratiquer avec des débutants ou avec des pratiquants d'autres dojos et l’occasion d'en commettre, de les surmonter et donc de progresser.
C'est pourquoi les pratiquants motivés, loin de fuir les situations nouvelles et de se cantonner dans une routine rassurante de fonctionnaire au sens péjoratif du terme, vont au-devant de situation et de tâches qu'ils ne connaissent pas afin de mieux les maîtriser et d'augmenter leurs connaissances.
C'est pourquoi aussi, lorsqu'il constate des dysfonctionnements un pratiquant intervient personnellement, efficacement pour régler le problème définitivement testant ainsi ses connaissances, montrant son respect pour l'enseignement du professeur et surtout sa compétence. Être capable de constater l'erreur et y remédier rapidement, la compétence n'est pas autre chose. S'il n'y arrive pas il demandera de l'aide à sempaï voire au Maître du dojo, mais il sait qu'il devra rapidement maîtriser cet aspect de la pratique.
Car ne jamais faire d'erreur cela n'existe pas. Mais tout le monde n'en est pas conscient, et n'est donc pas capable de les corriger. L'incompétent lui ne fait rien. Il laisse faire.
Les signes d'incompréhensions et d'incompétences ne manquent pas et sont classiques
Du fait de leur ancienneté certains anciens se permettent des choses anormales pour un invité, en général en l'absence du professeur (ce qui démontre que c'est sciemment qui le font), ce que ne se permet pas un débutant, loin de briller ils vont donc au-devant de gros problèmes.
Un moyen pour le débutant de découvrir la maîtrise réelle de la discipline de leur sempaï. Un pratiquant d'aïkido, ou d'art martial se fie aux actes pas aux paroles.

La pratique martiale à prévu tout cela depuis longtemps

D'où un langage adapté et cohérent qui désigne l'invité ou l'élève
  • Mon tei : Mon jin : qui a passé la porte
  • Mon ka : sous la porte
  • Deshi iri : être accepté comme élève du dojo par le maitre.
  • Monzen baraÏ : être renvoyer du dojo pour faute grave (oubli du statut d'invité). Un vrai maitre ne vous reprendra jamais nulle part.
1- On doit avoir l'autorisation du maître pour assister au cours dans un dojo
Demander à faire partie du dojo se dit "Nyumon" : franchir la porte du dojo (être accepté par le maitre).
Le dojo que l'on peut assimiler à la maison du maître, les autres personnes étant des invités, il est donc essentiel que le maître sache ce qui se passe chez lui. Personne ne prendra une décision qui engage le dojo sans consulter le maître, cela semble une évidence.
L'objectif du pratiquant : devenir soi-même un maitre
C'est le rôle des anciens de le contrôler à tout moment. Ils montrent ainsi leur compréhension de l'art et s'approprient les règles du fonctionnement du dojo de cette manière.
C'est leur façon normale de progresser en aîkido de devenir à leur tour un maitre, lorsqu’à leur tour ils auront un dojo ils connaîtront toutes les attitudes des élèves. On ne devient pas maître du jour au lendemain.

Comment faire pour devenir élève du dojo de Tassin ou de Bourg en Bresse

Il faudra l'autorisation du maître du dojo c'est-à-dire d'Alain Peyrache sensei.
Normal il enseigne régulièrement dans ces 2 dojos.
Alain Peyrache est le sensei de notre dojo s'il est présent ce soir-là, présentez-vous et demandez-lui l'autorisation d'être élève de son dojo.
Il est logique lorsque vous recevez un invité chez vous d'être au courant et le plus tôt possible. N'importe qui ne rentre pas chez vous sans autorisation encore moins si l'on pratique un art martial.
Même votre voisin vous avertis que quelqu'un d'inconnu est rentré chez vous en votre absence.
N'importe quel ancien doit être capable de vous expliquer comment faire puisqu'il a dû le faire lui-même. N'étant plus un débutant il doit aider et conseiller les jeunes générations afin qu'elle perpétuent la tradition. C'est la manière normal pour un sempai (ancien) de pratiquer, il ne pratique plus comme un débutant.
Ne soyez pas surpris si certains anciens ne savent pas, ou vous donne les mauvaises indications c'est la nature humaine "on croit savoir et on ne sait pas… ".
Mais surtout la vigilance et la rigueur disparaîssent avec les habitudes et la routine donne une assurance trompeuse, ne pas faire est le début de l'oubli, on oubli ainsi les fondamentaux. Le temps qui passe devient ainsi souvent l'ennemi des anciens pratiquants et le conforte dans l'erreur.
Le pratiquant d'art martial est sur ses gardes tout le temps et remet en question son comportement en permanence quoiqu'il fasse pour atteindre la perfection. Le laxisme est donc préjudiciable et pas conseillé, le contraire de sa pratique.
Alain Peyrache n'est pas là, demandez à l'uchi deshi qui assure le cours de vous accepter à son cours en attendant d'obtenir l'autorisation d'Alain Peyrache.
De même en l'absence du maître, les anciens devront agir comme le Maître agirait s'il était là, car tout le monde vient pour l'enseignement du maître… Alors les délires personnels d'un pratiquant qui ne maîtrise pas l'aïkido et même pas son ego puisqu'il agit ainsi, ce constat d'incompétence personne n'en a rien à faire.
Dans tous les cas pour s'inscrire au dojo de Tassin ou de Bourg en Bresse : c'est obligatoire
Vous devez allez sur le site internet et remplir chaque année pour les anciens le formulaire : répètons le c'est une obligation.
Même et surtout pour un cours d'essai.
Comment faire ?
Avec votre téléphone ou celui d'un pratiquant au dojo : allez sur notre site prenez connaissance de la page s'inscrire et cliquez sur "Remplir le formulaire" en rouge en bas à gauche puis remplissez le formulaire de pré-inscription Cliquez ici »
Rapide car immédiat, efficace et vous êtes immédiatement assurés.
Le professeur, et les personnes concernés seront au courant de votre arrivée au dojo. Ils savent ainsi qu'ils ont à traiter votre cas.
Attention il faut bien vous rappeler que lorsque vous adhérez dans un dojo, le professeur du dojo devient votre professeur. Attention donc si vous vous déplacez et que vous êtes amené à pratiquer ailleurs de manière temporaire.
Vous pratiquez au dojo de Tassin (vous êtes en règle) et vous voulez visiter un autre dojo
Avertir le professeur du dojo de votre démarche c'est à dire Alain Peyrache sensei, car vous représentez son enseignement et il doit être au courant.
Présentez-vous au professeur de ce dojo, et demandez-lui à quelles conditions il vous accepte dans son cours.

Avoir le bon comportement dans un dojo n'est pas une évidence

Le premier paradoxe
Pas simple d'avoir le comportement adapté dans un dojo d'aïkido traditionnel. Mais il faut être logique c'est ce que vient chercher le pratiquant, il vient chercher des repères et un monde qu'il ne connaît absolument pas. À lui donc d'assumer ses choix, mais ce n'est pas toujours le cas.
L'inconvénient est que ce formatage de consommateurs de grande surface, dont nous sommes si profondément imprégnés presque jusqu'à notre génome, produit ce comportement non souhaitable qui semble naturel et tellement évident, va très vite poser problème par une attitude et un comportement inadapté. D'où l'importance d'un bon jugement, la base de la pratique martiale.
D'où des remarques, de la part des pratiquants expérimentés et du professeur qui vont martyriser notre petit égo qui cherche uniquement à se satisfaire sans aucunes limites. Pas agréable d'entendre, alors qu'on fait des efforts que "l'on est à côté de la plaque", c'est même insupportable pour des pratiquants qui ont plusieurs années de pratique.
Plusieurs raisons à cela, en présence d'un milieu nouveau on cherche tous à se rassurer, l'inconnu le manque de repère nous fait peur… Donc naturellement nous serons tentés de polluer l'aïkido par un comportement et une approche occidentale qui n'a rien à faire dans une approche traditionnelle orientale car elle ne fait que dénaturer ce que l'on vient étudier.
Mais ce besoin de se rassurer est tellement important que même avec la meilleure volonté du monde, on ne peut s'empêcher au début et même plus tard d'avoir une réaction inadaptée. Alors que justement on cherche un autre milieu, la consommation habituelle occidentale.
Ce paradoxe va être la première difficulté que va rencontrer le débutant. Qu'il se rassure les anciens, parfaitement adaptés seront encore plus tentés de polluer leur pratique du fait qu'ils ont l'impression de la maîtriser et sont moins vigilants qu'un débutant qui lui a tout à apprendre et le sait, l'ancien lui croit savoir et c'est là le problème.
C'est avec une grande certitude qu'il épaulera tout ce qu'il fait par son attitude de consommateurs et son refus d'évoluer.
Avoir un jugement fiable
C'est pourquoi notre débutant sera amené très vite à fortifier son jugement, quels sont mes sempaï fiables.
Voilà donc un des objectifs de base, dont va dépendre tout l'avenir du pratiquant, faire les bons choix ce que déteste un consommateur de grande surface qui veut lui picorer au bon lui semble, la certitude de n'arriver à rien dans le monde martial.
Il y a des gens qui ne sont pas faits pour la pratique de l'aïkido traditionnel
Un professeur martial compétent se débarrassera de ce genre d'élèves qui en sont convaincus, car il sait qu'il perd son temps. Ne pas polluer son travail avec quelqu'un qui n'a aucun désir d'apprendre et d'évoluer. Car c'est mission impossible. De plus, il doit éviter de compliquer la tâche de ceux qui ont le désir de progresser.
Il y a donc des gens qui ne sont pas faits pour la pratique de l'aïkido traditionnel, comme dans d'autres domaines et il vaut mieux pour eux et pour le dojo qu'ils trouvent leur voie ailleurs… L'aïkido traditionnel n'a pas la prétention d'être universel et de résoudre l'impossible. C'est un outil puissant et intéressant à la disposition de quelqu'un qui a le désir de réellement évoluer. Pas un outil à la disposition de quelqu'un qui cherche à satisfaire son ego et ses délires.
Le jugement dans la pratique martiale
Pour un pratiquant d'art martial il est vital de savoir si l'ennemi en face doit être combattu, ou s'il faut fuir à toutes jambes parce qu'il est plus fort que vous. Vous n'avez pas droit à l'erreur. Mars est le dieu de la guerre, une erreur signifie la mort, être à la merci de son ennemi n'est donc pas envisageable pour un pratiquant martial.
Toute la pratique martiale consiste donc à améliorer son jugement et à faire de moins en moins d'erreurs. Pour un pratiquant d'art martial de tatami représente le champ de bataille, on doit y être aussi concentré.
Votre premier jugement décide si vous pratiquez ou non l'aïkido, car vous pouvez décider de faire un autre art martial ou un sport martial. Si votre choix est différent de l'aïkido vous ne ferez jamais d'aïkido quel que soit vos efforts c'est aussi simple que cela. Il faut s'en rappeler pour les autres jugements que vous serez amenés à prendre lors de votre pratique, ceux-ci vont l'orienter faire que vous allez progresser dans la voie, ou vous perdre.
Vous avez choisi l'aïkido bien, le deuxième choix il faut choisir votre professeur. Ce choix là aussi est important alors que vous ne connaissez encore rien si vous vous trompez sur ces deux choix c'est-à-dire vous croyez étudier l'aïkido traditionnel et s'en n'est pas, vous avez choisi un professeur qui n'est pas compétent le résultat de ces 2 mauvais choix font que vous n'apprendrez jamais l'aïkido traditionnel quelque soit votre investissement et vos efforts.
Ces deux choix que vous effectuez alors que vous n'y connaissez rien vont déterminer votre avenir. Vous avez donc tout intérêt à faire ces choix en connaissance de cause. Comme le ferait tout pratiquant d'aïkido lorsqu'il constate une erreur, il ne l'a refait plus. Vous n'êtes pas dans un dojo d'aïkido traditionnel malgré la pub de celui-ci, alors cherchez un vrai dojo d'aïkido traditionnel. Votre professeur n'est pas compétent alors cherchez en un compétent, sachant que vous ne pourrez pas revenir vers votre ancien professeur il vaut mieux ne pas vous tromper.
Si l'élève ne sait pas ce qu'il veut, le professeur lui le sait il n'a pas de temps à perdre avec des gens qui ne savent pas ce qu'ils veulent.

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Alain Peyrache aïkido

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